Niché sous les jardins du Trocadéro et face à la Tour Eiffel, l’Aquarium de Paris – Cinéaqua a remplacé l’Aquarium du Trocadéro fermé en 1985. Il a fait peau neuve pour ouvrir au public en 2006 sous une nouvelle identité fortement tournée vers l’expérience ludique des visiteurs : Aquarium de Paris – Cinéaqua. Cette expérience passe par le numérique comme nous le racontent les équipes de l’aquarium.

M : Pouvez-vous nous décrire l’identité de l’Aquarium de Paris – Cinéaqua et son leitmotiv ?

AdP : L’Aquarium se déploie sur 3500 m2 de visite et 50 bassins. Nous présentons plus de 10000 poissons et invertébrés, le plus grand bassin aux requins de France, un médusarium et 1 bassin aux caresses pour aller à la rencontre de certains de nos pensionnaires. Pour la partie numérique, nous proposons 3 salles de cinéma et des animations interactives pour découvrir tous les secrets du 7ème art. Notre objectif est l’émerveillement des visiteurs de tout âge via nos animaux mais également via nos expositions, spectacles, films et ateliers qui viennent enrichir l’expérience de visite. Chaque année, nos publics découvrent 2 expositions jeune public et 1 exposition d’art contemporain. Celles-ci ont une scénographie toute particulière puisqu’elles sont environnées par les poissons. Cela nous différencie d’autres structures et présente l’avantage d’encourager nos publics à visiter la même exposition plusieurs fois car l’expérience sera à chaque fois différente du fait de son environnement vivant !

M : Quel est votre modèle économique ?

AdP: Cinéaqua est un site 100% privé qui ne bénéficie d’aucune subvention de la part de l’État. En tant qu’aquarium nous avons la responsabilité du bien être d’êtres vivants et cela implique d’importants coût de fonctionnements. Ces coûts sont supportés par nos revenus et ceux-ci reposent exclusivement sur notre capacité à vendre des billets, que ce soit au guichet, sur notre site internet ou bien via les réseaux de distribution. Ce mode de fonctionnement nous oblige, positivement, à réinventer notre politique commerciale et à développer des partenariats. Qu’ils soient technologiques ou médias, ils visent à séduire un public toujours plus éclectique. Notre public est familial, majoritairement francilien et à la recherche d’une expérience unique et ludique. Notre principal objectif est donc, grâce à nos activités qui se renouvellent chaque mois, d’encourager notre public à multiplier ses visites. Nous avons donc tout intérêt à développer une politique d’abonnement incitative ainsi que des parcours de visites mutualisés avec d’autres structures proches de notre univers ou voisines de l’aquarium. Aujourd’hui nous accueillons près de 700 000 visiteurs par an.

M : Le numérique a-t-il une place importante dans vos activités ?

AdP : Comme tous les lieux de culture et de loisirs nous sommes conscients de la nécessité d’intégrer le numérique au coeur de l’expérience de nos publics mais également dans nos moyens de communication avec lui. Sur la question du numérique dans nos espaces d’exposition, nous travaillons actuellement sur un projet de réalité augmentée, de 3D et d’hologrammes. L’idée serait de pouvoir mettre en lumière des espèces protégées ou disparues et donc absentes de nos bassins.
Sur la question du numérique comme outil de relation au public, nous sommes très actifs sur les réseaux sociaux tels que Facebook ou Instagram. Ces réseaux nous permettent à la fois de créer un lien pérenne avec notre communauté mais également de pouvoir communiquer en temps réel sur notre actualité et notamment sur nos offres spéciales.

M : Pouvez-vous nous citer vos sources d’inspiration ?

AdP : L’Aquarium de New-York a présenté son ballet des méduses…sans méduse ! Et tout cela grâce à la réalité augmentée. Cette prouesse technologique est source d’inspiration pour nous. Sur le volet exposition, l’Aquarium de Monaco propose des expositions d’art contemporain qui leur permettent d’attirer un nouveau type de public.  Vous l’avez compris, nous travaillons dans la même direction.

Ndlr : Remerciements à Morgan Percher et Nicolas Varenne pour L’Aquarium de Paris 
Propos recueillis par Elodie Bouet pour Mapado. 

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